Alain Viard répond à Magali
Bonjour Magali,
Votre interrogation est légitime et je peux comprendre votre position. A aucun moment je vais chercher à vous convaincre. Je vais seulement vous expliquer le cheminement de ce rapprochement.
En 1995, j’ai été contacté par Elie Ferval, pour faire un rapprochement avec Bernard Dat. Après réflexion et consultation, je n’ai pas donné suite à cette alliance, et j’ai mené une deuxième liste de gauche, alors que Joseph Llerès menait lui une liste plus classique PS/PC. Henri Martin ayant senti le danger a fait une liste plus large en proposant une alliance avec le Docteur Bernard Dat. En premier la déception a été grande pour Henri Martin puisque un deuxième tour a été nécessaire (il comptait être élu au premier tour en pensant qu’il pourrait faire comme le Docteur Davodivici en 1989). Cette élection a montré, lors du premier tour, que Henri Martin tout seul n’aurait jamais été élu, et qu’il devait son élection à la présence du Docteur Bernard Dat.
En 2001, j’ai été investi au niveau national pour conduire une liste de rassemblement de gauche. Sans revenir dans le détail, cela c’est donc traduit par une liste de gauche et une liste dissidente conduite par Joseph .Llerès. De son côté le Docteur Bernard Dat a monté sa propre liste. Le résultat vous le connaissez, Henri Martin élu dès le premier tour.
Les uns et les autres, nous avons réfléchi. Dès la mise en place du Conseil Municipal, avec les élus de la liste Dat, nous nous sommes rapprochés pour voter réciproquement pour les élus que nous allions présenter aux deux seules commissions (obligatoires) qui existent à PLN. C’est comme cela que j’ai été élu à la Commission d’Appels d’Offres avec comme suppléante, Madame Villemur. Pour le CCAS Madame Villemur a été élue titulaire et le Docteur Bernard Dat suppléant. Fallait-il faire différemment ? Le choix que nous avons fait a permis à l’opposition de mettre un pied dans une commission au combien sensible, la Commission d’Appels d’Offres. Comme vous le savez cette commission attribue les marchés publics de travaux aussi bien pour les bâtiments que pour les voiries et réseaux divers. Personne ne peut s’imaginer comment cette commission est une mascarade en violation totale avec les règles et qu’aucun élu digne de ce nom ne devrait cautionner. Et pourtant ils sont nombreux les amis d’Henri Martin à l’accepter sans dignité et sans respect des valeurs républicaines.
Je n’évoque que cette commission, car je pourrais vous écrire des pages et des pages sur le fonctionnement même du Conseil Municipal, où le maire, pour empêcher que l’opposition soit audible, organise lui-même le brouhaha, alors qui est chargé d’organiser les débats et de distribuer la parole.
Vous parlez de « MONARCHIE », je crois que c’est plus grave que cela. Je n’hésite pas à dire que c’est un système quasi mafieux qui est en place, avec un parrain à sa tête. Certes il n’y pas les revolvers, mais au niveau des menaces et des intimidations, nous nous en approchons. Cela, rassurerez vous, n’a jamais eu d’effet sur moi, mais dès 1995 j’ai eu droit à tout cela. Plus récemment, et la presse s’en est fait l’écho, c’est Lydie Passemar qui a été agressée par deux fois. Une première fois, lors de la signature du contrat de ville avec le Conseil Général et une seconde fois lors de la pose de la première pierre du nouveau centre de secours. Cela n’a guère eu d’effet sur elle, mais Henri Martin a essayé. Cela a été évoqué en Conseil Municipal du 17 décembre 2007, et que croyez vous que les membres de sa majorité ont fait : RIEN ! Pas un seul conseiller ou conseillère n’a eu un seul mot de réprobation. De tels agissements et comportements suffisent à comprendre comment fonctionne la démocratie sous Henri Martin. C’est la démocratie de la peur. Mais rassurez vous Henri Martin n’est pas un homme courageux. Il ne peut se comporter de la sorte qu’avec des gens qui lui sont redevables ou qui sont en attente de quelque chose de lui.
Ce constat, si Lydie Passemar et moi-même l’avons fait, d’autres l’ont fait aussi. C’est le cas du Docteur Bernard Dat, qui l’a vécu de l’intérieur de 1995 à 2001. D’autres personnes, dont je tairais les noms, l’ont vécues également de l’intérieur et pourraient en parler encore plus précisément que moi. D’autres enfin continuent de le vivre et voudraient que cela change et que l’on revienne, enfin, à une démocratie nouvelloise apaisée. Ce que j’évoque là n’est qu’une infime partie de la réalité du fonctionnement de la mairie sous Henri Martin. Je pourrais écrire : « Nouvellois si vous saviez ».
Alors face à cela, depuis deux ans nous travaillons à un Rassemblement des Démocrates et Républicains Nouvellois. Nous avons eu de fréquentes rencontres pour évoquer, sur le plan nouvellois, ce qui nous rassemble. Cela ne vous étonnera pas, sur le fonctionnement de la démocratie, nous étions aux antipodes du système Henri Martin. Si cela ne fait pas une politique locale, c’est un élément essentiel pour le mieux vivre ensemble. De constats en constats, d’observations en observations, nous avons convenus qu’il fallait offrir une alternative aux nouvelloises et nouvellois. Nous nous sommes posés beaucoup de questions sur ce que nous aurions pu faire et sur ce que Henri Martin a fait. Je vous évoque quelques questions que nous nous sommes posé pour exemple. Est-il normal que Henri Martin, parce que c’est lui qui décide, est organisé tout seul le transfert de Super U sans défendre les intérêts de Port La Nouvelle. Qui de sa majorité connaît réellement les transactions financières qui ont prévalues dans cette opération ? Que pensez-vous de la position de Henri Martin, qui, dans cette opération de transfert, a organisé le monopôle de l’Hyper U ? Que pensez-vous du centre de secours implanté dans les locaux laissés vacants par Super U ? Que pensez-vous de l’échange de terrains avec La Palme alors que cela ne faisait pas parti de son programme ? Y avait-il urgence à ce point pour la réalisation de cette opération, pour que finalement les nouvellois l’apprennent par la presse parce que l’opposition s’est fortement manifestée ? Vous-même vous avez du vous les poser ces questions, et bien d’autres encore.
La question qui s’est donc posée à nous, mais comme elle se poserait à vous, c’est : Que pouvons nous faire ? Devons nous aller séparément ou ensemble dans ces élections municipales ? Séparément, les élections de 2001 ont donné le résultat que vous savez. Fallait-il continuer dans cette voie ?
Nous avons fait le constat que la démocratie nouvelloise devait revivre, et que si nous en partagions le constat, nous avions la même vision pour l’organiser. Et notre vision pour faire revivre la démocratie municipale c’est mettre les nouvellois au cœur de notre réflexion et de notre préoccupation et créer des commissions municipales et extra municipales pour y associer le plus grand nombre. Savez-vous qu’il n’existe pas de commission de l’urbanisme et des finances ? Depuis 1995 je les réclame, sans succès. Pour la commission de l’urbanisme Henri Martin m’a répondu que « j’allais le priver de sa liberté ». De quelle liberté parle-t-il d’après vous? Pour la commission des finances je n’ai pas eu plus de succès. Quand vous allez connaître l’endettement de notre ville vous comprendrez pourquoi Henri Martin refuse cette commission. Savez-vous que le budget 2001 a été équilibré avec un faux emprunt et que ce budget a été annulé par le Tribunal Administratif de Montpellier ? Ce que je peux vous annoncer, dès aujourd’hui, c’est que compte tenu de l’état des finances de notre ville, et si Martin était reconduit pour un prochain mandat, en 2009 nos impôts locaux devront fortement augmenter.
Et que penser de certaines embauches ? Est-il normal que cinq membres de la famille d’un élu soient directement rémunérés par la commune ou des organismes ayant un lien avec la commune ? Il n’y a pas que cet exemple. Pourquoi n’existe-t-il pas une commission des embauches où chaque cas seraient analysés et pourquoi à compétences égales la personne qui socialement en a le plus besoin, ne serait t’elle pas choisie ?
Vous comprenez pourquoi, beaucoup de membres de la majorité ne disent jamais rien, même s’ils découvrent le jour même du Conseil Municipal le contenu réel de certains dossiers.
Notre rapprochement entre les différentes sensibilités politiques n’est donc pas de circonstance, mais prend ses racines dans le partage d’une vision commune de valeurs, de conceptions d’objectifs, tant sur le plan urbanistique que pour le développement économique et social. La campagne est la pour exposer notre conception de la vie politique au sens noble du terme. Lorsque vous aurez pris connaissance de notre programme je vous invite à nous contacter soit en nous rendant visite à notre permanence, soit par une rencontre plus discrète où le moyen que vous jugerez le plus utile.
En attendant n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.
Bien à vous.
Alain Viard
Votre interrogation est légitime et je peux comprendre votre position. A aucun moment je vais chercher à vous convaincre. Je vais seulement vous expliquer le cheminement de ce rapprochement.
En 1995, j’ai été contacté par Elie Ferval, pour faire un rapprochement avec Bernard Dat. Après réflexion et consultation, je n’ai pas donné suite à cette alliance, et j’ai mené une deuxième liste de gauche, alors que Joseph Llerès menait lui une liste plus classique PS/PC. Henri Martin ayant senti le danger a fait une liste plus large en proposant une alliance avec le Docteur Bernard Dat. En premier la déception a été grande pour Henri Martin puisque un deuxième tour a été nécessaire (il comptait être élu au premier tour en pensant qu’il pourrait faire comme le Docteur Davodivici en 1989). Cette élection a montré, lors du premier tour, que Henri Martin tout seul n’aurait jamais été élu, et qu’il devait son élection à la présence du Docteur Bernard Dat.
En 2001, j’ai été investi au niveau national pour conduire une liste de rassemblement de gauche. Sans revenir dans le détail, cela c’est donc traduit par une liste de gauche et une liste dissidente conduite par Joseph .Llerès. De son côté le Docteur Bernard Dat a monté sa propre liste. Le résultat vous le connaissez, Henri Martin élu dès le premier tour.
Les uns et les autres, nous avons réfléchi. Dès la mise en place du Conseil Municipal, avec les élus de la liste Dat, nous nous sommes rapprochés pour voter réciproquement pour les élus que nous allions présenter aux deux seules commissions (obligatoires) qui existent à PLN. C’est comme cela que j’ai été élu à la Commission d’Appels d’Offres avec comme suppléante, Madame Villemur. Pour le CCAS Madame Villemur a été élue titulaire et le Docteur Bernard Dat suppléant. Fallait-il faire différemment ? Le choix que nous avons fait a permis à l’opposition de mettre un pied dans une commission au combien sensible, la Commission d’Appels d’Offres. Comme vous le savez cette commission attribue les marchés publics de travaux aussi bien pour les bâtiments que pour les voiries et réseaux divers. Personne ne peut s’imaginer comment cette commission est une mascarade en violation totale avec les règles et qu’aucun élu digne de ce nom ne devrait cautionner. Et pourtant ils sont nombreux les amis d’Henri Martin à l’accepter sans dignité et sans respect des valeurs républicaines.
Je n’évoque que cette commission, car je pourrais vous écrire des pages et des pages sur le fonctionnement même du Conseil Municipal, où le maire, pour empêcher que l’opposition soit audible, organise lui-même le brouhaha, alors qui est chargé d’organiser les débats et de distribuer la parole.
Vous parlez de « MONARCHIE », je crois que c’est plus grave que cela. Je n’hésite pas à dire que c’est un système quasi mafieux qui est en place, avec un parrain à sa tête. Certes il n’y pas les revolvers, mais au niveau des menaces et des intimidations, nous nous en approchons. Cela, rassurerez vous, n’a jamais eu d’effet sur moi, mais dès 1995 j’ai eu droit à tout cela. Plus récemment, et la presse s’en est fait l’écho, c’est Lydie Passemar qui a été agressée par deux fois. Une première fois, lors de la signature du contrat de ville avec le Conseil Général et une seconde fois lors de la pose de la première pierre du nouveau centre de secours. Cela n’a guère eu d’effet sur elle, mais Henri Martin a essayé. Cela a été évoqué en Conseil Municipal du 17 décembre 2007, et que croyez vous que les membres de sa majorité ont fait : RIEN ! Pas un seul conseiller ou conseillère n’a eu un seul mot de réprobation. De tels agissements et comportements suffisent à comprendre comment fonctionne la démocratie sous Henri Martin. C’est la démocratie de la peur. Mais rassurez vous Henri Martin n’est pas un homme courageux. Il ne peut se comporter de la sorte qu’avec des gens qui lui sont redevables ou qui sont en attente de quelque chose de lui.
Ce constat, si Lydie Passemar et moi-même l’avons fait, d’autres l’ont fait aussi. C’est le cas du Docteur Bernard Dat, qui l’a vécu de l’intérieur de 1995 à 2001. D’autres personnes, dont je tairais les noms, l’ont vécues également de l’intérieur et pourraient en parler encore plus précisément que moi. D’autres enfin continuent de le vivre et voudraient que cela change et que l’on revienne, enfin, à une démocratie nouvelloise apaisée. Ce que j’évoque là n’est qu’une infime partie de la réalité du fonctionnement de la mairie sous Henri Martin. Je pourrais écrire : « Nouvellois si vous saviez ».
Alors face à cela, depuis deux ans nous travaillons à un Rassemblement des Démocrates et Républicains Nouvellois. Nous avons eu de fréquentes rencontres pour évoquer, sur le plan nouvellois, ce qui nous rassemble. Cela ne vous étonnera pas, sur le fonctionnement de la démocratie, nous étions aux antipodes du système Henri Martin. Si cela ne fait pas une politique locale, c’est un élément essentiel pour le mieux vivre ensemble. De constats en constats, d’observations en observations, nous avons convenus qu’il fallait offrir une alternative aux nouvelloises et nouvellois. Nous nous sommes posés beaucoup de questions sur ce que nous aurions pu faire et sur ce que Henri Martin a fait. Je vous évoque quelques questions que nous nous sommes posé pour exemple. Est-il normal que Henri Martin, parce que c’est lui qui décide, est organisé tout seul le transfert de Super U sans défendre les intérêts de Port La Nouvelle. Qui de sa majorité connaît réellement les transactions financières qui ont prévalues dans cette opération ? Que pensez-vous de la position de Henri Martin, qui, dans cette opération de transfert, a organisé le monopôle de l’Hyper U ? Que pensez-vous du centre de secours implanté dans les locaux laissés vacants par Super U ? Que pensez-vous de l’échange de terrains avec La Palme alors que cela ne faisait pas parti de son programme ? Y avait-il urgence à ce point pour la réalisation de cette opération, pour que finalement les nouvellois l’apprennent par la presse parce que l’opposition s’est fortement manifestée ? Vous-même vous avez du vous les poser ces questions, et bien d’autres encore.
La question qui s’est donc posée à nous, mais comme elle se poserait à vous, c’est : Que pouvons nous faire ? Devons nous aller séparément ou ensemble dans ces élections municipales ? Séparément, les élections de 2001 ont donné le résultat que vous savez. Fallait-il continuer dans cette voie ?
Nous avons fait le constat que la démocratie nouvelloise devait revivre, et que si nous en partagions le constat, nous avions la même vision pour l’organiser. Et notre vision pour faire revivre la démocratie municipale c’est mettre les nouvellois au cœur de notre réflexion et de notre préoccupation et créer des commissions municipales et extra municipales pour y associer le plus grand nombre. Savez-vous qu’il n’existe pas de commission de l’urbanisme et des finances ? Depuis 1995 je les réclame, sans succès. Pour la commission de l’urbanisme Henri Martin m’a répondu que « j’allais le priver de sa liberté ». De quelle liberté parle-t-il d’après vous? Pour la commission des finances je n’ai pas eu plus de succès. Quand vous allez connaître l’endettement de notre ville vous comprendrez pourquoi Henri Martin refuse cette commission. Savez-vous que le budget 2001 a été équilibré avec un faux emprunt et que ce budget a été annulé par le Tribunal Administratif de Montpellier ? Ce que je peux vous annoncer, dès aujourd’hui, c’est que compte tenu de l’état des finances de notre ville, et si Martin était reconduit pour un prochain mandat, en 2009 nos impôts locaux devront fortement augmenter.
Et que penser de certaines embauches ? Est-il normal que cinq membres de la famille d’un élu soient directement rémunérés par la commune ou des organismes ayant un lien avec la commune ? Il n’y a pas que cet exemple. Pourquoi n’existe-t-il pas une commission des embauches où chaque cas seraient analysés et pourquoi à compétences égales la personne qui socialement en a le plus besoin, ne serait t’elle pas choisie ?
Vous comprenez pourquoi, beaucoup de membres de la majorité ne disent jamais rien, même s’ils découvrent le jour même du Conseil Municipal le contenu réel de certains dossiers.
Notre rapprochement entre les différentes sensibilités politiques n’est donc pas de circonstance, mais prend ses racines dans le partage d’une vision commune de valeurs, de conceptions d’objectifs, tant sur le plan urbanistique que pour le développement économique et social. La campagne est la pour exposer notre conception de la vie politique au sens noble du terme. Lorsque vous aurez pris connaissance de notre programme je vous invite à nous contacter soit en nous rendant visite à notre permanence, soit par une rencontre plus discrète où le moyen que vous jugerez le plus utile.
En attendant n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.
Bien à vous.
Alain Viard
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