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mardi 29 janvier 2008

Quelle mouche a donc piqué le maire au Chemin des Vignes ?

Après avoir, contrairement à son prédécesseur, laissé s’étendre, voire encouragé la cabanisation chemin des vignes, il prend aujourd’hui les affaires en main pour l’éradiquer. C’est en tout cas ce qu’il voudrait faire croire aux autorités.

Il est vrai en effet que, depuis quelques années, le Chemin des Vignes est redevenu un lieu de garage pour de nombreuses caravanes et autres mobil homes, la plupart sur cales et soumis de ce fait à une autorisation du maire au titre de l’urbanisme.

On parle aujourd’hui de 140 caravanes et de 200 structures plus ou moins en dur.

Comment se fait-il qu’il s’en aperçoive seulement aujourd’hui, alors qu’il gère l’urbanisme depuis 1983 et qu’il a assisté au combat mené par le maire de l’époque ?

A-t-il fait constater ces infractions au fur et à mesure, dès qu’elles étaient commises ? A-t-il fait appliquer le règlement préfectoral de prévention des feux de forêts comme il le devait pourtant ?

Rien de tel. Ne rien voir et laisser faire était plutôt sa devise, sauf pour la question du raccordement de certaines parcelles à l’eau potable qu’il suivait de très près.

La question est ici posée. Pourquoi défaire aujourd’hui ce que l’on a laissé faire hier ?

La cabanisation n’aurait-elle pas été un moyen de mettre une fois de plus les services de l’Etat devant le fait accompli, dans la perspective d’une urbanisation à terme de toute la zone ?

Maintenant que le centre de convalescence sort de terre au Chemin des Vignes et que les ambitieux projets d’urbanisation de tout le secteur ont été réduits à la portion congrue, le maire aura sans doute préféré jeter l’éponge.

Pourtant, il n’aura pas ménagé sa peine pendant des années en comblant et laissant combler sans autorisation des surfaces considérables de zones humides pourtant protégées par la Loi sur l’eau. L’exemple le plus flagrant en est celui des terrains sur lesquels le centre de convalescence se bâtit aujourd’hui, remblayé à bon compte grâce aux dépôts de gravats et de matériaux divers dans la décharge sauvage, pardon « contrôlée », qu’il avait organisée en bordure du Canal Antichar.

Peut-être les plus hautes autorités locales de l’Etat seront-elles tentées d’en savoir plus. Nous sommes naturellement à leur disposition sur ce dossier comme sur tant d’autres où le rôle du maire mériterait plus de clarté.

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