compteur pour blog

jeudi 24 janvier 2008

Terrains des Salins préemptés : développement économique gelés ou congelés ?

Le bureau des élus de la minorité municipale communique :
Le Maire, après le conseil municipal du 21 mars dernier, a eu un besoin impérieux de communiquer par voie de presse sur le débat et le vote qui concernait le droit de préemption accordé au Conservatoire du Littoral, et de nous asséner ses propos avec le trait redondant qui le caractérise, c'est-à-dire celui des approximations. Besoins impérieux, car le communiqué plus rationnel, minimise les discours dithyrambiques du maire, relevés par la presse ce jour là, et précise bien les limites de la zone préemptée, soit « environ 1 km du chenal ». Nous sommes loin «du développement de l’outil portuaire multiplié par 10 » qu’il nous annonçait.

Selon le Maire, ce serait le Conseil Général qui aurait institué cette zone de préemption au titre des espaces naturels sensibles. Tiens donc! Nous voici encore face à une relecture de l’Histoire locale et même du code de l’urbanisme… En effet d’après les articles L 142- 1 et L 142-3 et R 142-1, «les zones de préemption ne sont créées sur les territoires bénéficiant d’un POS ou d’un PLU rendu public… qu’avec l’accord des conseils municipaux». Ce qui est le cas pour notre ville. Donc ce n’est pas le Conseil Général qui a déterminé les zones à préempter mais bel et bien le Conseil Municipal qui les a validées et ce sous la première mandature de Mr Martin.

Aujourd’hui avec le vote autorisant le Conservatoire du Littoral d’acheter les terrains des Salins, Mr le Maire et son équipe municipale, hypothèquent considérablement le développement économique et notamment portuaire. La fameuse bande de 1km depuis le chenal, ne répond qu’insuffisamment aux besoins et au potentiel économique de notre commune ainsi qu’aux projets portuaires ambitieux du Conseil Régional que nos concitoyens sont en droit d’attendre.

Qu’en conclure, si ce n’est que cette décision, lourde de conséquences, ternit l’image médiatisée du candidat-maire, qui en appelle à l’expansion portuaire et économique, sans donner les moyens aux futurs gestionnaires de la concrétiser. On ne combat ni le chômage, ni la précarité avec des discours et des coups de menton. Nos concitoyens pratiquent aujourd’hui la politique de la preuve… C’est pourquoi, au cours de ce conseil municipal, nous avons suggéré, mais en pure perte, de créer un grand projet de développement économique durable. Nous ne pouvons nous satisfaire de l’image que la majorité municipale essaie de donner de notre ville qui ne vivrait qu’en période estivale.

Pour le Bureau, Lydie Passemar.

Aucun commentaire: